Dimanche 10 février 2008

 

Je reprends ma prose abandonnée depuis le 15 janvier.

J'espère que tout le monde va bien.

 

Jeudi dernier, nous avons été invites à manger un barbecue Afghan dans le bureau du Général Shahazada, qui gère le département des catastrophes naturelles. Je traite régulièrement avec lui. Tout était parfait. La viande de mouton, les condiments, les fruits secs et les différents thés, le tout accompagne du pain traditionnel afghan, délicieux. Tout était parfait........hormis le fait que ce barbecue était prévu a ......08H30 du matin. En effet, le Général est de la même ethnie ou tribu que mon interprète, M. MOSSINI, Tadjik. La tradition est manger de la viande, le principal repas, dès le matin. Cela surprend mais on doit s'y faire. Amusant conseil de M. MOSSINI après notre retour a la base: Boire du coca cola pour améliorer la digestion, parce qu'il sait que nos estomacs occidentaux ne sont pas habitues à un tel régime.

 

Depuis que les attentats a la bombe se sont multipliés, il est devenu très difficile de sortir à plus de 20 kms de Kaboul, hormis raison impérieuse de service. Donc pour la visite touristique tradi, on verra plus tard si la situation s'améliore.

 

Au fait, le 19 janvier, nous avons vécu un fort tremblement de terre vers 23H00. En effet, l'Afghanistan est situé sur une importante faille sismique. Tout pour plaire.

 

Les grands froids perdurent, -10 la journée et -15 la nuit. Il y a 15 jours, environ 100 a 150 personnes mourraient de froid par semaines. L'ISAF a fait son possible pour acheminer des couvertures et des vêtements chauds a ces populations totalement perdues dans les montagnes. Il est fréquent de voir en ville des petits groupes de 4 a 5 petites filles aller a l'école simplement vêtues de vêtements de printemps et chaussées de petites chaussures d'été. C'est un peuple qui a pris l'habitude de souffrir, même les plus jeunes. Et effectivement, le fait de vivre constamment a plus de 1800 mètres, brûle la peau, même sans s'exposer au soleil. Cela endurcit quelque peu.

 

Notre camp atteint le point de non-retour. Conçu au départ pour 800 personnes, nous sommes maintenant plus de 2100, avec tous les problèmes induits par le surpeuplement : eau raréfiée, fuel de chauffage à économiser (coupures d'électricité la nuit), queues interminables pour manger, que du bonheur. Les gens sont les uns sur les autres, avec les problèmes de promiscuité que cela impose.

 

Voila pour ce mois ci.

Je vous enverrai un autre épisode dans la prochaine quinzaine.

Bonne santé a tous.

 

Comme le Cne COLE me l'a signalé et ayant essayé vainement, je ne peux même plus aller sur votre site car les US ont mis leur veto informatique à partir d'ici......Tant pis.

 

LCL G.